Pendant ce temps-là, en Algérie … Zoom sur le Championnat d’Afrique des Nations

Qui pour détrôner les Angolaises ? Championne d’Afrique depuis 1998, l’équipe des mythiques sœurs Kiala est encore une fois favorite pour la CAN 2014, qui se tient actuellement en Algérie … à moins que la Tunisie ait son mot à dire ? (photo :  Sophie Durieux)

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Des favoris qui s’affronteront mardi

Tombées dans la même poule B, les équipes tunisienne et angolaise ont démarré leur mondial sans complication. La Tunisie a dominé la Guinée (32-16) alors que les championnes en titre se sont imposées face aux Congolaises (République du Congo), sur le score de 33 à 18. Leur confrontation est prévue ce mardi 21 janvier, juste avant le second tour auquel toutes les nations participeront : en effet, point de qualification en jeu dans cette phase préliminaire, simplement un quart plus facile à décrocher.

Ce dernier match donnera néanmoins quelques indices sur les performances de ces deux favoris : dernières du tournoi Razel, les Tunisiennes ont montré de belles choses lors du mondial. Une première fois en faisant frémir la Hongrie (24-26), puis en s’imposant en finale de la coupe du Président face à la Chine (23-28), grâce à l’excellente prestation de Raja Toumi (12 buts). L’arrière gauche a posé ses valises en Norvège en 2004 et évolue aujourd’hui avec Byåsen : à 35 ans, elle est la pièce maîtresse de la base arrière tunisienne dirigée par Mouna Chebbah. C’est également en Scandinavie que cette meneuse s’épanouit : après un passage à Besançon, elle continue vers le nord, un temps à Esbjerg, puis à Viborg, au Danemark. Les deux font la paire, mais ce sont les jeunes qui laissent penser au titre pour la Tunisie : qu’il s’agisse de la Nantaise Maroua Dhaouadi (24 buts lors du mondial) ou d’Asma El Ghaoui (20 buts), pensionnaire du HBC Nïmes, la relève est pleine d’espoir. 

Mouna Chebbah (photo : Sophie Durieux)

Il ne faudra pourtant pas flancher pour arriver à bout d’un Angola maître en sa demeure : si on excepte une médaille d’argent en 1991, et le bronze de 1997, les Angolaises ont systématiquement terminé avec l’or autour du coup depuis 1989. Issues des deux meilleurs clubs du championnat angolais, dont l’Atlético Luanda (22 fois champion d’Angola et champion d’Afrique depuis 1997), les joueuses de Vivaldo Eduardo sont les seules à tenir tête aux équipes européennes. Sortie par l’Allemagne en huitièmes de finale des derniers mondiaux, l’équipe de Marcelina Kiala a les armes pour dominer encore une fois le handball africain. Courtisée par les meilleurs clubs du Vieux Continent, celle qui avait porté le maillot de Dijon avait préféré rester jouer dans son pays où le handball est « comme une religion » et les salaires, pas forcément inférieurs, elle expliquait : « Parfois, les primes individuelles sont très élevées et les dirigeants ont placé la barre tellement haute que les joueuses sont condamnées à remporter à chaque compétition le trophée ». Peut-être le début d’une explication à l’hégémonie de ce petit pays du Sud de l’Afrique.

A Londres, les Angolaises avaient terminé 10èmes du tournoi olympique (photo : tompagenet)

Des outsiders qui ont tout à prouver

L’hôte de ce championnat d’Afrique aura à cœur de bien faire : noyées lors du mondial, les Algériennes se sont vues attribuer un nouveau sélectionneur. Exit donc Mourad Ait Ouarab, c’est Karim Achour qui a été rappelé pour sauver la face d’un collectif qui a fait pale figure en Serbie. Fer de lance de l’équipe, Nabila Tizi est sur une pente ascendante : avec 10 buts inscrits avant le rendez-vous africain à Celles-sur-Belle, elle a largement participé à la victoire de Brest, décisive pour la montée probable du club en D2 l’an prochain. Ses 36 buts serbes ne demandent qu’à être confirmés, tout comme les performances de sa co-équipière, Rekia Ziadi (29 buts).

La Brestoise Nabila Tizi (premier plan), après la victoire à Celles-sur-Belle (photo : Supporters du Bout du Monde)

Enfin, rien n’empêche de penser que le Congo Démocratique de Christiane Mwasesa ne tirera pas son épingle du jeu. L’arrière de Toulon (qui vient de prolonger son contrat jusqu’en 2015) a littéralement porté ses co-équipières lors des championnats du Monde. Face aux meilleures équipes (la France, le Monténégro ou la Corée du Sud), les Congolaises n’ont certes pas pesé bien lourd mais ont engrangé de l’expérience et une cohésion : issues de la nationale 1 française pour la plupart, les joueuses de Célestin Mpoua ont tout à gagner.

Rappelons qu’une qualification dans le dernier carré serait synonyme de ticket pour les prochains championnats du Monde, qui auront lieu au Danemark en 2015.

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