Coupe de France – Le Brest PAB n’a pas à rougir de sa prestation face au Havre.

L’issue du match ne laissait que peu de place au doute mais ce huitième de finale de coupe de France entre le Havre et le Brest Penn Ar Bed aura permis aux Bretonnes de montrer de belles choses et de se frotter à nouveau à la crème du handball français. De quoi motiver ses supporters (photo : Supporters du Bout du Monde).

David contre Goliath

Inutile de revenir encore une fois sur le passé : bâti sur les cendres d’Arvor 29, champion de France 2012, le Brest Penn Ar Bed est un nouveau projet qui ne demande qu’à mûrir. Dans cette optique, la confrontation avec l’un des cadors de LFH (Le Havre pointe en quatrième position au classement général) tombait à pic pour jauger le niveau d’un groupe pourtant restreint (Tizi et Yahiaoui en stage de préparation pour le Championnat d’Afrique des Nations).

A Brest, devant les 1200 spectateurs d’une salle Cerdan quasiment pleine, c’est en toute logique que les Havraises prennent l’ascendant dès les premières minutes : les rares ballons brestois qui passent la défense finissent dans les bras de l’ancienne internationale Linda Pradel. De l’autre côté du terrain, l’expérience parle et même si ça ne brille pas, ça déroule tranquillement. Laurent Bezeau, impassible dans une position accroupie, est alors contraint de poser son temps-mort (4-1 à la 5ème minute). Rien ne fonctionne pour les Bretonnes et seule la nouvelle recrue du club, l’Ukrainienne Anastasia Pidpalova parvient à trouver des solutions et à maintenir la tête du groupe hors de l’eau.

1479110_546578162100620_1906494558_nL’effectif 2013/2014 du Brest PAB.

Au quart d’heure de jeu, l’entrée de l’internationale serbe Jovana Stoiljković accélère le jeu : le Havre prend le large alors que l’équipe locale semble se réveiller. La capitaine Elodie Manach parvient enfin à trouver le chemin des filets (23ème) mais aussi des solutions à l’aile où Habibatou Konaté s’est faite remarquer : même si la machine normande semble avoir du mal à démarrer en ce début de mois de janvier, la différence d’expérience entre les deux équipes se fait terriblement ressentir à la fin de la première période qui s’achève avec une avance de 7 points pour le Havre (8-15).

Une alchimie Pidpalova-Manach

On ne saura jamais ce qui s’est dit dans les vestiaires mais l’équipe blanche et noire en est revenue bien plus conquérante : les arrêts de Pereira vont permettre d’engager des contre-attaques et le PAB pose enfin son jeu. Entre Pidpalova et Manach, c’est une affaire qui marche : en attaque ou en défense, les deux joueuses aux physiques complètement opposés (1m92 pour la première, 1m64 pour la seconde …) parviennent à créer des occasions et à gêner l’adversaire. Tant est si bien que le 4-0 infligé au retour des vestiaires va ramener les joueuses de Laurent Bezeau à seulement 3 buts de leurs bourreaux du jour (12-15 à la 35ème).

Malgré les encouragements du speaker, le public n’y est pas : les filles d’Aurélien Duraffourg reprennent très vite le dessus avec notamment une Laurisa Landre impeccable au pivot (7 buts). Chaque erreur du PAB se paye cash avec l’aide d’une Marine Desgrolard inspirée (5 buts) et le tableau affiche un écart de 10 buts (14-24) qui semble impossible à combler. Pourtant, l’ancienne Messine, Pidpalova, ne lâche rien et continue à distribuer ses passes décisives, habilement utilisées par Léa Marie Joseph (5 buts). Les interceptions d’Elodie Manach ne se comptent plus et la rescapée d’Arvor trouve la faille alors même que son équipe est en double infériorité numérique.

S’il reste 5 minutes à jouer, le match est néanmoins plié : la tension retombe de part et d’autre du terrain. L’occasion pour une Ivana Filipović, bien maladroite ce soir, de finir en beauté. Si le Havre n’a jamais été inquiété, les Brestoises ont bataillé pour s’incliner sur un score  de 23 à 27 qui aurait pu être bien différent sans un sursaut de la part des cadres de l’équipe. Une prestation tout à fait honorable pour un club qui évolue en N1 et qui montre toute l’ambition qui l’anime quant à son avenir imaginé en D2 dès la saison prochaine.

Dans l’autre match de la soirée, Nice (LFH) s’est imposé avec un score similaire (28-24), sur l’équipe de Cannes (D2).

Brest PAB – Le Havre AC : 23-27 (8-15), 1200 spectateurs.

Brest PAB : Kermarrec, Pidpalova (7), Konaté (4), Pelleau, Pourmonet, Zhulkina, Le Guen, Le Maire (2), Filipović (2), Manach (3), Marie Joseph (5).

Le Havre AC : Tissier, Lorentsen, N’Diaye, Dazet (1), Sawaneh (5), Alonso-Bernardo, Landre (7), Desgrolard (5), Tošković (2), Stoiljković (5), Frecon, De Sousa (2).

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