Mondial 2013 : l’équipe type.

Le mondial en Serbie, c’est (presque) fini : que ces championnats soient remportés par le pays hôte (la Serbie) ou par le Brésil, un outsider qui n’a fait que progresser tout au long du tournoi, le résultat sera historique. 

Ces mondiaux 2013 sont le symbole d’un tournant pour le handball mondial : l’avènement du Brésil qui atteint enfin sa première finale, l’élimination précoce des favoris (Monténégro, Norvège et dans une moindre mesure, la France, la Roumanie ou la Hongrie), les records de fréquentation battus et une barrière désormais évidente entre un handball scandinave et un handball des Balkans. Ces mondiaux feront date : aux actrices d’écrire la suite de l’Histoire. En attendant, pour se consoler de ses pronostics désastreux, on peut toujours se faire plaisir en désignant une équipe type, composée des joueuses qui ont compté dans le tournoi.

La MVP et demi-centre du tournoi : Andrea Lekić (Serbie, photo : Csonka Tamás)

Prétendante au titre de meilleure joueuse 2013, attribué par l’IHF, Andrea Lekić a toutes ses chances. Meneuse de jeu décisive dans chacun des matchs de la Serbie, elle a aussi marqué à de nombreuses reprises. Seul bémol : le match face au Brésil où elle est complètement passée à côté. Sa saison à Győr (club avec lequel elle a remporté la Ligue des Champions), bien qu’en deçà de ses capacités et ses débuts avec la nouvelle équipe du Vardar Skopje en font une des favorites pour le statut de meilleure joueuse.

 Les gardiennes : Katarina Tomašević (Serbie, photo : Facebooket Barbara Arenhart (Brésil, photo : Facebook)

Difficile de départager ces deux-là tant elles ont brillé dans les matchs de ces mondiaux. Inutile d’en dire davantage, elles ont chacune porté leurs équipes respectives pour leur permettre d’aller chercher les victoires. La distinction ira sans doute à celle qui remportera la finale.

L’ailière gauche : Maria Fisker (Danemark, photo : Facebook)

Artisane de toutes les victoires, Maria Fisker a certainement été l’élément le plus régulier d’une équipe danoise certes très talentueuse mais continuellement en difficulté. A l’aile ou sur la contre-attaque, elle a réussi presque tout ce qu’elle a entrepris. La jeune ailière de Viborg fait certainement partie de celles qui constitueront le Danemark victorieux de demain.

L’ailière droite : Alexandra Nascimento (Brésil, photo : Redmir)

La meilleure joueuse 2013 n’a plus grand chose à prouver : régulièrement meilleure buteuse, que ça soit pour le Brésil ou pour le club d’Hypo, elle trouve toujours des angles de tir improbables. Souvent décisive, discrète mais essentielle, elle a simplement été parfaite tout au long de son mondial.

L’arrière gauche et le coup de cœur de ce tournoi : Alina Wojtas (Pologne, photo : Facebook)

Inconnue du grand public avant ces championnats du Monde, Alina Wojtas a pourtant bien embêté les défenses européennes en Ligue des Champions à l’automne. Qualifiée pour disputer la phase préliminaire, pour la première fois avec ses co-équipières de Lublin, elle s’était déjà fait remarquer par une force de caractère qui entraîne l’admiration, malgré les défaites. En Serbie, elle a brillé contre la Roumanie en entamant une remontée phénoménale qui a permis à la Pologne de se qualifier pour les quarts de finale.

L’arrière droite : Susann Müller (Allemagne, photo : Jan Daniels)

Tout simplement splendide. Le manque de résultats internationaux a peut-être freiné l’Allemagne en quart de finale mais la qualité des joueuses était là, Susann Müller la première. Avec 62 buts inscrits en 7 matchs (dont 13 pénaltys seulement), elle a tout simplement explosé tous les compteurs. Régulière et en progrès, elle a illuminé une équipe d’Allemagne qui n’a rien à se reprocher sur la gestion de cette campagne internationale.

La pivot : Dragana Cvijić (Serbie, photo : Facebook)

Grande absente de l’Euro 2012 (blessure), on attendait beaucoup de la pivot de Budućnost. Plutôt discrète dans les premières rencontres, elle s’est révélée lors du quart couperet contre la Norvège en jouant certainement l’un des plus beaux matchs de sa carrière.

Mais aussi … 

L’espoir : Nora Mørk (Norvège, photo : Facebook)

Elle revenait après 2 ans de blessure, elle avait la rage : son équipe s’est arrêtée en quart de finale. Un revers pour la jeune gauchère de Larvik qui a été l’un des éléments les plus performants de l’équipe norvégienne en Serbie.

Celle qu’on aimerait voir jouer sous un autre drapeau : Sally Potocki (Australie)

Encore cette année, son équipe n’a pas gagné le moindre match. Pourtant, elle a donné de sa personne en marquant 48 des 115 buts australiens (sans même jouer tous les matchs). La performance est à souligner, l’état d’esprit de la joueuse également …

Les déceptions

Parce qu’il y en a toujours. Habituelles tueuses dans leurs équipes respectives, elles sont complètement passées à côté de leurs mondiaux. Linn-Kristin Riegelhuth (Norvège, 13 buts), Milena Knežević (Monténégro, 17 buts) ou encore Marta Mangué (Espagne, 9 buts).

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